advertisement

Molson, le brasseur d’or

Par Jason Santerre

Rencontre avec Geoff : homme d’affaires, passionné de hockey et fier Montréalais

Prenez une illustre équipe de hockey, ajoutez-y la plus ancienne brasserie du pays et multipliez par les 227 années passées à bâtir une ville sur les rives du Saint-Laurent, et vous obtenez un arbre généalogique des plus illustres. Les racines de la famille Molson sont profondément ancrées ici. C’est donc avec un mélange de fascination et d’intérêt que votre fidèle éditeur se retrouve dans le bureau de Geoff Molson au sommet du Centre Bell. Au cours de ma rencontre avec le propriétaire des Canadiens de Montréal, il devient rapidement évident que malgré la richesse, le pouvoir et une généalogie des plus fameuses, Geoff Molson est un des nôtres : un père de famille passionné de hockey et amoureux de sa ville.

Montréal en Santé rencontre M. Molson le jour où il devait assister à la cérémonie d’inauguration de la patinoire construite au coût de 1,4 M$ au parc de la Confédération à NDG. C’est la toute dernière patinoire extérieure construite par la Fondation des Canadiens pour l’enfance dans le cadre du programme Bleu Blanc Rouge qui vise à promouvoir un style de vie sain auprès des jeunes. « Dès le début, notre vision était de construire des patinoires extérieures très bien équipées avec tout le matériel nécessaire y compris les rondelles, les filets et la zamboni, dit M. Molson. L’objectif principal est d’inciter les jeunes à rester actifs et jusqu’à présent, nous relevons un taux de participation de 70 pour cent dans les autres arrondissements. »

M. Molson participera demain à la campagne de lutte contre la stigmatisation de Bell Média. Les Canadiens de Montréal et la LNH ont uni leurs forces pour promouvoir un débat ouvert sur la maladie mentale. Bien sûr, quand il s’agit de philanthropie, la plupart des Montréalais associent le club de hockey avec l’Hôpital de Montréal pour enfants. Depuis 1964, chaque année au mois de décembre, les membres de l’équipe des Canadiens de Montréal s’y rendent pour visiter des enfants malades afin de leur remonter le moral et leur rendre le sourire.

C’est une tradition des fêtes qui touche la vie de bien des gens. « C’est là où je suis né, ma connexion a donc commencé depuis ce moment-là », dit M. Molson, qui raconte qu’à l’époque où il avait 16 ans et qu’un de ses amis venait de mourir d’un cancer du cerveau, « nous avons recueilli de l’argent en organisant un concert-bénéfice pour l’achat d’une machine dont l’hôpital avait besoin, une machine qui serait aujourd’hui désuète, 26 ans plus tard. Mais cette expérience m’a appris quelque chose. »

Aujourd’hui, M. Molson exprime clairement son amour pour les Glorieux. Sa famille a participé aux activités de l’équipe d’une façon ou d’une autre depuis 1957. Bleu Blanc Rouge fait partie de son ADN. « Je pense que le gros avantage que j’ai en partant, c’est que je comprends l’état d’esprit des admirateurs de l’équipe, je comprends le mandat des médias et je comprends la façon dont fonctionnent les joueurs. Vous ne pouvez pas arriver là comme un cheveu sur la soupe et faire tanguer le bateau. »

Jusqu’à présent, tout va bien. « Nous avons des recrues intéressantes qui jouent aux côtés de joueurs plus expérimentés et plus anciens. C’est une bonne chose pour que les joueurs sentent qu’ils font tous partie d’une grande famille », dit-il. Quant à sa propre famille, une femme et quatre enfants, M. Molson passe avec eux autant de temps que possible. « Tous mes enfants jouent au hockey, alors je patine avec eux et je tente de me joindre à une ligue de garage lorsque c’est possible », déclare l’ancien défenseur universitaire.

M. Molson dit que l’ambiance de cette saison lui rappelle beaucoup les jours de gloire des années 1970. C’est une ambiance festive et familiale qui lui rappelle sa jeunesse. « Chaque année, nous allions patiner au Forum pour la fête de famille de Noël. Je me souviens avoir patiné avec le fils de Serge Savard, lancé des tirs frappés avec la jeune étoile montante Chris Nilan, puis volé le bâton de Steve Shutt. C’était mon joueur préféré », dit M. Molson de cette époque excitante.

« Il y a vraiment quelque chose de spécial à propos du Canadien de Montréal. C’est comme si l’humeur des gens dépendait du succès de l’équipe. Je ne pense pas que le mot religion soit le mot juste. C’est plutôt un rituel, dit-il. Les admirateurs croient que l’équipe leur appartient et lorsqu’ils vont voir jouer leur équipe, ils portent les mêmes souliers ou la même chemise qu’ils portaient la dernière fois que l’équipe a gagné. À ce jour, mes souliers sont encore en bon état. »

Printemps 2013, Vol 5 N°2

Dernière édition

Santé des femmes

Printemps 2020
Vol 12 N°2

Cliquez ici pour voir le magazine complet avec Issuu

Sabrina Jonas Le billet de la rédactrice associée

Sabrina Jonas

Sabrina Jonas' signature

publicités

Évasion Hivernale: Planifications de Voyage