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Go, Genie, Go!

Le canada fait à nouveau partie des conversations de tennis grâce à la montréalaise

Par Marcia Frost

Après avoir fait sensation lors de l’Open d’Australie au début 2014, la Montréalaise Eugénie Bouchard a rapidement grimpé les échelons du tennis professionnel. Eugénie est devenue la première Canadienne, depuis Carling Bassett en 1984, à atteindre les quarts de finale d’un tournoi majeur. Elle a ensuite remporté son premier titre de la WTA à Nuremberg, en Allemagne, et conservé son élan jusqu’en France, où elle a prouvé qu’elle possède les qualités pour demeurer au sein du circuit du Grand Chelem.

Comme 18e tête de série, Eugénie s’est rendue jusqu’en demi-finale, après avoir vaincu Carla Suarez Navarro, 14e tête de série. Ensuite, elle a joué contre la 7e tête de série, Maria Sharapova. Elle n’a pas gagné, mais elle a montré beaucoup de caractère. La joueuse de 20 ans a parlé de sa progression lors de sa première conférence de presse du tournoi Roland Garros. « J’ai amélioré mon jeu depuis l’Australie. J’ai atteint un autre niveau depuis. C’est ce que j’ai ressenti dernièrement lors des pratiques et des matchs. »

Eugénie est également la seule athlète à avoir atteint les demi-finales de l’Open d’Australie et de Roland Garros en 2014. Elle est donc assurée de demeurer dans le top 20 et se dirige vers le top 10. À cinq ans, Eugénie jouait au tennis près de sa maison à Westmount, où elle habite avec son frère et ses deux soeurs, dont une soeur jumelle. Il était clair dès le début qu’elle avait du talent. Très jeune, elle partageait son temps entre le Centre national d’entraînement de Tennis Canada, situé dans sa ville natale, et la Floride, où habite son entraîneur Nick Saviano.

« J’ai commencé à travailler avec Genie lorsqu’elle avait 12 ans », raconte Saviano. « Elle s’est entraînée à temps plein à l’Académie pendant trois ans. Ensuite, elle s’est entraînée avec Tennis Canada et venait ici régulièrement, parfois avec les entraîneurs de l’équipe nationale canadienne. »

Eugénie a su être à la hauteur de toutes les attentes. Elle a remporté quelques titres juniors, en terminant avec le plus grand de tous. Genie Bouchard est devenue la première Canadienne à gagner un tournoi du Grand Chelem en remportant, en 2012, le titre à Wimbledon en simple dames.

La journaliste de tennis de longue date Sandra Harwitt explique : « En tant que journaliste qui couvre souvent le tennis junior, j’ai rencontré Genie alors qu’elle faisait son chemin à travers le circuit junior. Il est difficile de savoir qui atteindra le rang des pros et qui ne l’atteindra pas. Genie était l’une des seules pour qui, dès son arrivée sur le terrain, vous pouviez non seulement savoir que son futur serait prometteur, mais qu’elle serait également à la hauteur de son potentiel. »

Elle a rejoint le circuit professionnel peu après et en 2013, Eugénie fut nommée recrue de l’année par la WTA. « Je dois l’avouer, je suis un peu surprise de la rapidité avec laquelle elle a rejoint les joueurs élites », ajoute Sandra Harwitt. « Ce qui est le mieux avec Genie, c’est qu’elle semble avoir les pieds sur terre, ce qui est difficile lorsque vous progressez aussi rapidement. »

Bouchard a également beaucoup apporté à la Fed Cup du Canada. Elle devrait mener son équipe l’an prochain lors de la compétition du Groupe mondial. « J’ai connu Eugénie lorsqu’elle avait 11 ans », raconte Sylvain Bruneau, capitaine de l’équipe de la Fed Cup. « J’étais déjà impressionné, particulièrement par sa maturité et son éthique de travail. Avoir une joueuse classée 18e au monde, qui peut compétitionner contre n’importe qui, c’est très important si vous désirez compétitionner au niveau du Groupe mondial 1, ce que nous ferons en 2015 pour la première fois de l’histoire. »

Eugénie aime bien plaisanter avec ses fans sur les réseaux sociaux avec plus d’un demimillion d’abonnés sur Facebook et 150 000 sur Twitter. N’oubliant jamais ses origines, elle a récemment publié une photo où elle porte une casquette des Canadiens de Montréal.

La blonde de 5 pi 10 po met autant d’efforts à l’entraînement qu’à son jeu. Le travail a certainement porté ses fruits avec des gains – sans compter les commandites – de plus d’un million de dollars. Au bout du compte, le côté athlétique y est pour beaucoup. Ça lui a même valu le « Shot of the month » de la WTA en avril lorsqu’elle a réussi à renvoyer la balle alors qu’elle était assise.

Saviano est d’accord : « Genie est dévouée à son développement athlétique et sa forme physique. Sa progression de l’an dernier est un hommage à son désir incessant d’excellence personnelle. Son but ultime est d’atteindre son potentiel maximum, ce qui lui permettra, elle l’espère, de remporter des titres du Grand Chelem. »

Eugénie est maintenant en position de remporter des trophées qu’aucune joueuse canadienne n’a gagnés auparavant. « Être la joueuse canadienne numéro 1 est un honneur », a dit Eugénie lors de la conférence de presse du Roland Garros. « Si je peux aider à développer le sport dans mon pays, je suis contente. »

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