Superhéros au féminin

Le billet de la rédactrice associée

Par Sabrina Jonas

Entre gambader dans les prés, préparer des repas cinq services pour mon mari qui travaille et porter plus de bébés que j’ai de membres, j’ai trouvé le temps d’écrire cette introduction au numéro annuel de Montréal en- Santé consacré aux femmes. Elle traite du changement de paradigme important concernant les rôles des femmes.

Des aidantes aux innovatrices, des rêveuses aux faiseuses, nous avons parcouru beaucoup de chemin depuis la bonne fille et la matrone. Nous prenons plus de place au sein du gouvernement (accent mis sur « prenons »), nous prenons le contrôle de nos droits en matière de reproduction et nous comprenons que la féminité est une force et non une faiblesse.

Nous avons rencontré beaucoup d’obstacles et nous continuons à combattre des difficultés qui ne s’appliquent pas à nos homologues masculins — oppression, sexisme, disparité salariale, préjugés sexistes et agressions sexuelles, pour n’en citer que quelques-unes —, mais la résilience des femmes va au-delà du rejet des contraintes sociales. Nos corps sont également plutôt forts.

Tout d’abord, nous pouvons littéralement faire pousser un humain à l’intérieur de nous avec un tout nouvel organe (le placenta). Mais de la grossesse à la salle d’accouchement, la tâche n’est pas facile. Le système cardiovasculaire, les reins, la peau, les hormones, les cheveux, les ongles et plus encore sont affectés, sans parler du réarrangement des organes et de l’étirement du vagin. C’est bel et bien le miracle de la naissance.

De plus, des études suggèrent que nos sens de la vue et de l’odorat sont meilleurs que ceux des hommes. Une étude menée par le Brooklyn College a démontré que les femmes sont plus à même de distinguer les couleurs que les hommes, et des recherches démontrent que les femmes ont un odorat plus développé et qu’il devient encore plus fort juste avant ou pendant l’ovulation.

Mesdames, nous avons même la capacité de mieux survivre. Selon l’Organisation mondiale de la santé, les femmes vivent environ de six à huit ans de plus que les hommes. Cela s’explique en partie par le fait que nous sommes moins susceptibles d’adopter des comportements dangereux et que notre corps pourrait avoir une capacité innée à combattre les maladies et les infections.

Dans ce numéro, nous célébrons les multiples exploits des femmes et de leur corps tout en redéfinissant le terme « féminin ». Sharlène Royer, cascadeuse professionnelle, se bat littéralement pour gagner sa vie; les agricultrices se relèvent les manches dans les champs; une nouvelle définition du terme « sexy » est introduite.

Le vent tourne pour les femmes. Envolez-vous! 

 

Printemps 2020, Vol 12 N°2

Dernière édition

Santé des femmes

Printemps 2020
Vol 12 N°2

Cliquez ici pour voir le magazine complet avec Issuu

Sabrina Jonas Le billet de la rédactrice associée

Sabrina Jonas

Sabrina Jonas' signature

publicités