publicité

Partir en fumée

La marijuana et les milléniaux

Par Sabrina Jonas

Weed. Pot. Ganja. Cannabis. La liste de surnoms et de partisans de la marijuana pousse depuis longtemps, bien avant les hippies et le flower power.

Des années 1960 jusqu’à la génération présente d’adolescents curieux, fumer de la marijuana est devenu un geste presque normal dans notre société. À tel point que la lutte pour légaliser cette drogue a reçu l’accord de 63 pour cent de la population canadienne, selon un sondage de la CBC tenu en avril dernier.

Un utilisateur modéré de marijuana, et confrère étudiant à l'université, apprécie les effets de la drogue sur sa créativité. « Ça m'aide à faire du brainstorming [et] si je veux trouver une signification plus profonde à une chanson ou un film », explique Benjamin. Il cite les bienfaits de la marijuana par rapport au cancer et au glaucome.

Benjamin continue en mentionnant la façon dont elle agit comme traitement naturel contre l'anxiété, qui affecte des millions de Canadiens chaque année. Il parle également des milliards de dollars en revenus fiscaux dont le pays pourra profiter à la suite de la légalisation nationale de cette drogue, qui devrait avoir lieu en juillet 2018.

Jen, 19 ans, est une utilisatrice plus fréquente. Elle soutient la légalisation de la marijuana, car celle-ci l'aide à gérer sa maladie mentale. « Je souffre d'anxiété sévère et je me réveille avec une nausée constante. Si ce n'était pas de la marijuana, honnêtement, je ne sais pas comment je passerais à travers la journée », raconte Jen.

Jen s'approvisionne dans des dispensaires locaux. Ces centres sont une zone grise en matière de légalité et, bien que certains soient fermés, d'autres prospèrent grâce aux ados plus âgés et jeunes adultes qui recherchent une substance pure.

Même s'il existe plusieurs points positifs à l'utilisation de la marijuana, il existe aussi des points négatifs. La marijuana, comme les autres fumées, endommage les poumons; quoique, contrairement au tabac, il n'existe aucun lien entre la marijuana et le cancer du poumon. La drogue peut également affecter temporairement la mémoire à court terme et causer de la paranoïa. Les risques de cette drogue semblent anodins, surtout lorsqu'on nous dit que la marijuana n'entraîne aucune dépendance physique; cependant, elle peut entraîner une dépendance mentale.

Lorsqu'on discute et qu'on débat de la légalisation avec des amis et des collègues, il y a toujours un point important sur lequel tout le monde s'entend. Soyez intelligent et n'en abusez pas. Agir de façon intelligente avec toute substance qui affecte notre état mental et physique, telle que l'alcool ou la caféine, est la seule façon de permettre à cette drogue d'exister en harmonie avec notre société.

Les arguments principaux pour la légalisation sont que celle-ci entraînera une consommation plus sécuritaire, plus contrôlée, et deviendra peut-être une façon de décourager ceux qui l'essaient seulement pour se rebeller. Les points négatifs, eux, découlent de l'abus et des différentes réactions chez certaines personnes. Plusieurs adolescents et jeunes adultes croient qu'une limite d'âge doit être en place. Ils pensent aussi que des zones désignées pour fumer pourraient permettre à la plupart de vivre dans un monde où la marijuana est légale. Le Parti Vert a maintenant une toute nouvelle signification pour les milléniaux.

Montréal enSanté se tourne vers une tranche démographique souvent diffamée et incomprise : les jeunes. Nous avons proposé à notre stagiaire de 20 ans de s'attaquer à certains sujets bouillants.

 

Hiver 2018, Vol 10 N°1

Dernière édition

Santé des femmes

Printemps 2020
Vol 12 N°2

Cliquez ici pour voir le magazine complet avec Issuu

Sabrina Jonas Le billet de la rédactrice associée

Sabrina Jonas

Sabrina Jonas' signature

publicités

Évasion Hivernale: Planifications de Voyage

health Ads