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L'ÉCRITURE POUR VAINCRE L'ANXIÉTÉ

Si vous souffrez d’anxiété aiguë, l’inconnu risque de vous causer un sentiment de crainte et même de panique. Des chercheurs à la Michigan State University suggèrent de tenir un journal. L’idée est d’écrire toutes vos craintes quelques minutes avant le début d’une activité angoissante.

Lors d’une expérience, des chercheurs ont séparé des étudiants en deux groupes et leur ont assigné des tâches informatiques similaires. Les deux groupes étaient considérés comme de grands inquiets, mais le « groupe A » devait réaliser la tâche sans préambule, tandis que les membres du « groupe B » avaient huit minutes pour écrire ce qu’ils pensaient de la tâche.

Les deux groupes étaient branchés à des moniteurs qui mesurent la fonction cérébrale. Tandis que chaque groupe a obtenu des résultats similaires en matière de vitesse, le « groupe B » a effectué la tâche avec une efficacité extrême, en utilisant moins de ressources cognitives dans le processus. Un chercheur a comparé ces résultats à une ampoule à faible consommation qui brille aussi fort qu’une ampoule clasique. C’était comme si le « groupe B » avait évacué toute anxiété qui se produit avant un test juste en écrivant sur le sujet.

« L’inquiétude utilise des ressources cognitives », affirme Hans Schroder, un étudiant au doctorat en psychologie. « Les gens aux prises avec de l’anxiété effectuent constamment des tâches multiples. Lorsqu’ils font une activité, ils essaient également de suivre et de refouler leurs inquiétudes simultanément. Nos résultats démontrent que si vous faites sortir ces inquiétudes de votre tête grâce à l’écriture expressive, ces ressources cognitives sont libres de travailler sur la tâche à terminer et vous devenez plus efficace. »

LES LIENS SOCIAUX ET LA LONGÉVITÉ

Si vous êtes un homme et que vous désirez vivre plus longtemps, des chercheurs de Harvard ont peut-être trouvé la clé de la longévité. Une étude intitulée The Harvard Study of Adult Development a suivi la vie de 724 hommes durant 79 ans. Les hommes étaient divisés en deux classes : des étudiants de deuxième année au collège Harvard et des garçons provenant des quartiers les plus pauvres de Boston.

Chaque année, dès 1938, des chercheurs interrogeaient les deux groupes à propos de leur travail, de leur santé et de leur routine quotidienne. Après près de 80 ans, les chercheurs ont conclu que des liens affectifs, et non la richesse, le QI ou la génétique, étaient la clé pour augmenter le bien-être général et le sentiment d’accomplissement.

Le dernier directeur de l’étude, Robert Waldinger, un psychiatre à la Massachusetts General Hospital et professeur en psychiatrie à Harvard, affirme que les connexions sociales sont excellentes et que la solitude tue. « Au lieu de se concentrer sur la quantité, il est vital de se concentrer sur la qualité de nos relations d’amitié », explique le Dr Waldinger. « Lorsque nous avons rassemblé tout ce que nous savions sur les hommes à l’âge de 50 ans, ce n’était pas leur niveau de cholestérol qui allait prédire comment ils allaient vieillir, c’était plutôt leur niveau de satisfaction en matière de relations. »

QUEL EST VOTRE ANIMAL DE SOMMEIL?

Michael Breus est un spécialiste du sommeil qui a écrit un livre intitulé The Power of When, où il place les gens dans quatre catégories selon leur type de sommeil. L’écrivain qui s’est autoproclamé « docteur du sommeil » est arrivé à cette conclusion alors qu’il traitait des patients souffrant d’insomnie. Tandis qu’il put guérir certains patients, d’autres continuaient à perdre du sommeil. C’est à ce moment que Breus considéra que certains n’étaient pas insomniaques, leurs rythmes « chronobiologiques » étaient simplement différents des autres.

Breus associe les quatre types de dormeurs à des animaux, chacun représentant un soi-disant « chronotype » qui décrit les habitudes naturelles du sommeil et les modèles énergétiques. Éviter d’agir comme un loup si vous êtes un ours, explique Breus, peut vous aider à diminuer les réveils douloureux et les baisses d’énergie après le lunch, en plus d’augmenter la productivité en semaine.

OURS : (50 pour cent de la population) Les ours ont un horaire de sommeil normal, mais ils ne se sentent jamais suffisamment reposés. Routine matinale : de 7 h à 11 h. Réveillez-vous et faites une séance d’étirement de 10 minutes pour faire circuler le sang. Mangez un déjeuner léger. Prenez 15 minutes pour planifier la journée et ensuite, prenez un café. Sommet de la productivité : de 11 h à 18 h.

LIONS : (15 pour cent de la population) Les lions ont une personnalité de type A et accomplissent plus de choses avant 7 h que la plupart d’entre nous durant toute la journée. Routine matinale : de 5 h 30 à 10 h. Prenez un déjeuner élevé en protéines à 6 h. Évitez les glucides. Sommet de la productivité : de 10 h à 17 h.

LOUPS : (20 pour cent de la population) Les loups ne sont assurément pas des personnes matinales, c’est pourquoi ils sont souvent en retard au travail et ont déjà bu trois tasses de café à 10 h. Routine matinale : buvez un verre d’eau de 16 onces debout devant une fenêtre. La lumière du soleil augmente le niveau d’énergie pendant que la réhydratation se produit. À 11 h, prenez un café. Attrapez quelques minutes additionnelles de soleil si vous le pouvez. Sommet de la productivité : de 12 h à 20 h.

DAUPHINS : (15 pour cent de la population) Les dauphins ont des horaires de sommeil irréguliers et se proclament souvent insomniaques. Routine matinale : de 6 h à 10 h. Essayez de sauter du lit et d’enfiler vos souliers de course. Transpirez un peu et prenez du soleil. Mangez un déjeuner autour de 8 h — moitié glucides, moitié protéines, pas de caféine (pour le moment). Sommet de la productivité : de 10 h à 18 h.

SANS ALCOOL

L’hiver est difficile, même pour les plus robustes d’entre nous. Nous avons tous nos mécanismes de survie; s’échapper dans le sud et hiberner, faire des marathons Netflix ou boire du Cabernet-Sauvignon au baril. Évidemment, la dernière option est la plus nocive pour la santé. Alors, maintenant que nous sommes libres d’errer dans la ville sans craindre les engelures, il est temps de s’occuper et de prendre une pause d’alcool… du moins pour un moment. Qui sait? Après un mois ou deux, vous pourriez découvrir une version améliorée de vous. Voici quelques bienfaits :

  1. Réduction des calories. Un cocktail peut contenir jusqu’à 300 calories. C’est presque autant de calories qu’un burger au fromage.
  2. Teint radieux. L’alcool est diurétique, ce qui vous fait uriner davantage. L’alcool fait également diminuer la capacité du corps à réabsorber l’eau. À mesure que les toxines s’accumulent, votre peau commence à en souffrir.
  3. Se lever du bon côté du lit. L’alcool perturbe le sommeil. Bien sûr, un verre de vin ou deux peut agir comme sédatif, mais si vous en buvez plus ou si vous buvez tous les soirs, votre cerveau développe une tolérance. Par conséquent, ce dernier maintient un sommeil plus léger au lieu du sommeil profond nécessaire au repos.
  4. Foie en santé. Votre foie travaille fort pour briser l’alcool que vous consommez, mais ce processus crée des produits toxiques dérivés encore plus nocifs que l’alcool lui-même. Ces toxines endommagent les cellules du foie, favorisent l’inflammation et affaiblissent vos défenses naturelles. Il suffit de quelques soirées bien arrosées pour causer des dommages à votre foie.
  5. Bonheur. D’accord, le double scotch que vous buvez avant le souper vous détend et vous rend même joyeux, mais ça ne durera pas. L’alcool est un dépresseur. Elle nuit à votre système nerveux central. C’est pourquoi, si vous buvez pour oublier vos problèmes, cette solution produit souvent l’effet contraire.
  6. Moins de congés de maladie. L’alcool affaiblit votre système immunitaire. C’est pourquoi les buveurs chroniques sont plus susceptibles d’être fatigués et de contracter un rhume estival ou des infections plus sévères lorsque l’hiver arrive, comme une pneumonie ou la tuberculose.

 

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