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Pure nature

Noyer le stress dans un bain de forêt

Par Robert Beauchamps

Rincer le stress quotidien grâce à un bain de forêt? On dirait du bla-bla ésotérique, mais ce ne l'est pas. « Bain de forêt » est une traduction libre du concept japonais shinrin-yoku. Le bien-être mental et physique est atteint grâce à l'immersion complète d'un être dans la nature. Les Japonais prennent ce genre de thérapie très au sérieux, à tel point qu'elle est couverte par l'assurance médicale.

Le Québec n’est peut-être pas encore là, mais Ressources naturelles Canada estime que la province abrite près de 400 millions d’hectares de région boisée. La plupart de ces hectares ne demandent qu’à être explorés, gratuitement.

Marc Berman, psychologue à l’Université du Michigan, croit que la nature peut rétablir la puissance cérébrale. M. Berman affirme que le cerveau urbanisé est constamment épuisé en raison d’un genre de traitement de données : trafic, lumières clignotantes, construction, etc. « Interagir avec la nature transporte l’esprit dans un mode plus relaxant, plus passif, permettant ainsi aux pouvoirs analytiques de se restaurer », dit-il.

Plusieurs études japonaises rapportent que le shinrin-yoku diminue les hormones de stress, en plus de faire baisser le rythme cardiaque et la pression sanguine, tout en stimulant le bon fonctionnement du système nerveux. Ces bienfaits furent observés chez des participants après seulement une séance de bain de forêt qui comprenait une marche de 15 minutes et une séance de contemplation silencieuse au milieu des arbres, également de 15 minutes.

Des chercheurs de l’Université Stanford ont fait passer un test de mémoire à des participants avant et après une marche en nature ou une balade dans les rues de la ville. Ceux ayant marché dans la nature ont amélioré leur performance lors du second test de mémoire, tandis que les marcheurs urbains n’ont démontré aucune amélioration.

Plusieurs scientifiques croient que d’ici 2050, près de 70 pour cent de la population mondiale sera urbaine. Le soi-disant progrès de l’humanité entraîne une augmentation de la demande de logement. Plus de logements signifie plus de centres commerciaux, d’usines et de routes pour tout relier. Si une prairie doit être pavée au nom du progrès, qu’il en soit ainsi.

Les Montréalais sont chanceux. La plupart d’entre nous vivent près d’un parc. La montagne est encore bondée d’arbres. Et une longue promenade à vélo vous plongera encore plus profond dans les bois. Maximisez votre expérience de bain de forêt grâce à ces conseils.

  • Shinrin-yoku porte sur votre lien avec la nature. Il ne s’agit pas d’aller quelque part, d’atteindre un objectif ou de chercher le selfie parfait. C’est d’abord du vagabondage à faible impact, de l’observation tranquille.
  • Imprégnez-vous de l’environnement avec tous vos sens. Écoutez les oiseaux et les insectes, sentez la terre, touchez l’écorce des arbres.
  • Apportez un guide pratique pour approfondir vos connaissances sur la faune et la flore qui vous entourent.
  • Prenez le temps de marcher dans un jardin ou un sentier connu aussi lentement que possible. Prenez un instant pour noter le sentiment ressenti alors que vous entrez. Lorsque vous avez terminé, pensez au sentiment qui vous habite. C’est différent?
  • Que vous soyez assis, debout ou en déplacement, votre esprit peut s’évader, et c’est probablement une bonne chose. Mais si des pensées à propos des tâches domestiques, de la saison des impôts ou du résultat du match de soccer entrent dans votre esprit, tournez votre attention vers vos pieds. Ça fonctionne. Pensez à vos pieds : où sont-ils? Qu’est-ce qu’il y a en dessous? Où vont-ils?

 

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