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Troisième oeil

L'art visionnaire de Chris Dyer tel un mantra

Par Jason Santerre

Quand j'étais jeune, je voulais être diplomate et changer le monde », raconte Chris Dyer, dont les « dreadlocks » attachées à l'arrière révèlent un joli visage angulaire qui paraît plus jeune que 39 ans. « Mais j'étais toujours le meilleur dans les cours d'art, alors j'ai décidé de suivre ce chemin et de changer le monde à travers à l'art. Tout ce dont j'étais certain, c'est que je ne voulais pas être un simple pion. Je suis un artiste, un ambassadeur pour ma communauté. »

Pour ce Péruvien-Canadien, cette communauté est Montréal, et ses nombreuses murales sont faciles à repérer. Des pièces vibrantes et détaillées d'art psychédélique interdimensionnel. Les couleurs ressortent sur la grisaille de la brique et du mortier. Et ses thèmes varient de l'existentiel à l'extrasensoriel.

On peut remercier sa spiritualité, son amour pour les arts martiaux et ses racines sud-américaines. « Ma famille vit au Pérou, mais ma mère est Canadienne, alors quand j'avais 17 ans, je suis venu au Canada », raconte M. Dyer. « C'était à Ottawa pour l'école d'art, mais c'est rapidement devenu ennuyant. Je suis déménagé à Montréal. La ville est abordable, artistique et cool — c'est parfait pour la vie d'artiste. »

Il essaie d'éviter le côté snob des influenceurs du monde artistique. « La qualité de l'art à Montréal est élevée, mais sans l'ego », dit-il. « Ils sont talentueux, mais cassés, alors ils sont humbles. » Il affirme que le mélange de cultures et la combinaison du français et de l'anglais l'inspirent. « Nous devons apprendre à nous aimer. Une grande partie du monde semble moins tolérante face à tout ce qui est bizarre ou différent. Montréal prouve qu'il est possible de le faire. »

Et lorsqu'il n'est pas à Montréal, M. Dyer est sur la route pour assister à des expositions, participer à des retraites chamaniques ou des festivals de musique où il présente sa ligne de vêtements et de produits.

Il offre également des ateliers pour les futurs artistes, dont la plupart sont très jeunes. Son meilleur conseil pour toute personne qui désire s'exprimer est de chasser la peur. « Si vous sentez un besoin de créer, créez. Que ce soit bon ou mauvais, ne vous en faites pas. Sortez-le. Communiquez. Si vous vendez des pièces, super, mais ça ne devrait jamais être le but. »

Lorsque l'inspiration diminue, il suggère de faire ses valises et d'acheter un billet d'avion direction n'importe où. « Les voyages m'inspirent. Expérimenter d'autres cultures et s'imprégner de la musique, de la nourriture et des arts est incroyable. »

Et avec autant de miles accumulés durant l'année, M. Dyer affirme qu'il savait qu'il devait commencer à prendre mieux soin de lui. « J'ai presque 40 ans. Je m'entraîne et je mange bien. Je ne suis pas prétentieux, mais il faut se sentir bien, à l'intérieur comme à l'extérieur. C'est important pour la confiance. »

Cette confiance propulse sa pratique du tai-chi, du kung-fu et du skateboard. Ce dernier est une obsession depuis toujours. « Si vous voulez vous améliorer, vous devez souffrir, et pour moi, le skateboard symbolise exactement ça, et ça aide à stimuler mon art et me rappelle pourquoi je fais ce que je fais. Sans l'art, je ne voudrais pas vivre. C'est ma méditation, ma communication, mon activisme, ma carrière. Tout ce que je fais passe par mon art. »

Pour en apprendre davantage sur l'artiste et son travail, visitez positivecreations.ca.

 

 

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