Prêt à partir

Évitez les malaises aériens

Par P. J. Ellison

Avec la semaine de relâche à l’horizon et encore trois mois de températures sous les zéros, les Montréalais réservent avec fébrilité des vols pour aller là où il fait beau et chaud. Bien sûr, les avions sont essentiellement des boîtes de Pétri avec des ailes : des gens contagieux entassés dans un contenant pressurisé qui recycle son air. Les chances sont contre vous.

Heureusement pour vous, nous avons amassé quelques conseils lors de notre dernière escapade hivernale. « La règle numéro un en vol est l’hydratation », affirme Cathy D, agente de bord pour un transporteur aérien majeur. « Nous buvons habituellement deux litres d’eau par vol. Ajouter des vitamines et des électrolytes est également une bonne idée. »

Parlant d’eau, apportez toujours une bouteille d’eau réutilisable, ajoute Mme D., vous ne pouvez pas traverser la sécurité avec des liquides, mais une bouteille d’eau vide vous permet de bénéficier des fontaines d’eau et des agents de bord serviables. « Nous gaspillons tellement de plastique en donnant des verres d’eau individuels; nous préférons remplir votre grande bouteille. »

Hydratez-vous avant d’arriver à l’aéroport. Une cabine pressurisée peut assécher votre membrane muqueuse, ce qui peut faciliter l’invasion des germes. Boire cinq bières avant d’atterrir à Londres n’est pas synonyme d’hydratation. « En fait, l’effet de l’alcool est doublé dans les airs », vous informe Mme D.

Quoi porter?
Habillez-vous confortablement. Les vêtements amples et décontractés sont recommandés. Les bas à compression ne sont peut-être pas la crème de la mode, mais ils améliorent la circulation sanguine et empêchent les enflures dans les jambes et les pieds.

Un masque à yeux et des bouchons d’oreilles bloquent le son et la lumière d’un avion bien rempli.

Plusieurs compagnies aériennes n’offrent plus d’oreillers et de couvertures. Un chandail à capuchon offre une double solution : de la chaleur, et lorsqu’il est roulé, un oreiller. Sinon, apportez un de ces oreillers en forme de U pour mettre autour de votre cou. Ce soutien additionnel aide à prévenir les mauvaises positions lorsque vous dormez.

Quoi manger?
Apportez vos propres collations. On ne sait jamais quel genre de nourriture sera servie et ce qu’il y aura de disponible lorsque l’agent de bord atteindra finalement votre siège, 36E. Personne ne fait l’éloge de la cuisine aérienne pour une bonne raison.

Quoi sentir?
Les huiles essentielles sont, eh bien, essentielles. La lavande aide à vous endormir et la menthe poivrée aide à vous réveiller. Ah oui, elle aide aussi à masquer l’odeur des pieds de M. Griffith qui vous parvient du siège d’à côté. Vous souffrez de décalage horaire, de migraine ou de douleur au corps? Il existe une huile essentielle pour vous.

Quoi regarder?
Apportez votre propre divertissement (livre, mots croisés, marionnettes), car on ne sait jamais, parfois le Wi-Fi ou la minitélé ne fonctionne pas. Six heures dans un avion, c’est plutôt long pour compter les nuages.

Quoi faire?
Promenez-vous (quand la consigne des ceintures est éteinte, bien sûr!) et faites circuler le sang. La règle générale est de se lever et de bouger quelques minutes chaque heure. Cela inclut les visites à l’armoire à germes, euh… la toilette. 

Parlant de toilettes aériennes, utilisez votre bon sens. Ne touchez à rien avec vos mains nues.

 

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