Méli-Mélo

CONVERSATIONS BANALES

 

Évitez-vous les situations sociales? Vous aimeriez mieux manger votre cravate et vous fondre dans la tapisserie plutôt que d’être obligé de sourire et de serrer la main d’un étranger. Attention : de récentes études ont démontré que les conversations banales pourraient être bonnes pour la santé.

Des chercheurs de l’Université du Michigan ont découvert que le simple fait d’échanger quelques mots à propos de la météo, du sport ou de la musique de fond peut mener à une interaction sociale minimale qui aidera finalement à se concentrer, à planifier et à s’organiser. Des chercheurs de l’Université de la Colombie-Britannique ont découvert que les interactions quotidiennes avec de simples connaissances, comme la barmaid du coin ou le facteur, contribuent aux sentiments d’appartenance et de bonheur.

D’accord, mais que faire si l’on est introverti? Vous pouvez commencer par regarder les gens dans les yeux. Cela crée une connexion subconsciente et bâtit la confiance. Ensuite, vous pouvez ouvrir les possibilités d’un dialogue significatif avec des questions comme « Que faites-vous ces temps-ci ? » ou « À quel endroit habitez-vous? »

Souvenez-vous de l’acronyme FORD. Famille. Occupation. Rêves. Divertissement. Chaque sujet peut soutenir un dialogue sans risquer d’aborder des sujets potentiellement catastrophiques comme la religion, la politique, ou si Weber est un meilleur défenseur que Subban. L’horreur!

Et toute bonne introduction a besoin d’une porte de sortie. Soyez à l’aise de terminer la conversation avec la phrase « Je dois. » Par exemple : « Je dois trouver quelque chose à manger, puisque je n’ai pas dîné. »

LES RITUELS DU COUCHER

La qualité du sommeil dépend beaucoup de l’implantation et du maintien d’une routine. Si vous souffrez de manque de sommeil, oubliez l’ancienne routine et adoptez un nouveau rituel.

Alarme de coucher. Se coucher à toute heure de la nuit dérègle votre rythme circadien, votre horloge intérieure. Réglez une « alarme de coucher » à une heure précise et respectez-la, même le week-end. Il est plus facile de s’endormir et de rester endormi avec un horaire de sommeil régulier.

Éviter la lumière bleue. L’exposition à la lumière bleue par l’intermédiaire d’une multitude d’appareils réduit la production de mélatonine, l’hormone du sommeil. La nuit, vous pouvez bloquer cette lumière bleue grâce à des lunettes spéciales. Selon une étude menée par la U.S. National Institute of Health, porter les lunettes une heure avant le coucher peut prévenir de près de 50 % la suppression de mélatonine causée par cette lumière. Informez-vous au sujet des lunettes anti-lumière bleue auprès de votre optométriste.

Camomille classique. Ce n’est pas pour rien que grand-maman boit un thé à la camomille tous les soirs. En plus de favoriser la digestion, cette tisane aide à combattre la dépression et encourage la somnolence. Si vous n’aimez pas le thé, les extraits de camomille fonctionnent également.

L’heure de la douche. Prenez une douche ou un bain chaud juste avant de dormir. Votre sommeil sera plus rapide et profond. Ajoutez-y quelques gouttes de votre huile essentielle favorite. Il suffit de cinq minutes.

Ralentir. Faire plusieurs choses à la fois, prendre de l’avance au travail ou planifier tout ce qui est relié à l’argent avant de dormir est contre-productif. Qui peut dormir avec des symboles de dollar et des interrogations dans la tête? Le manque de sommeil entraîne une baisse de productivité le lendemain. Terminez vos tâches rapidement et relaxez pendant une heure ou deux avant d’aller au lit.

Insomniaque ironique. La racine du problème, comme l’explique Sasha Stephens dans son livre, The Effortless Sleep Method, est de ne pas avoir confiance en sa capacité de s’endormir. Autrement dit, tout soutien externe – pilules, herbes, eh oui, tout rituel mentionné ci-dessus – risque de mettre en péril la confiance que vous éprouvez envers le dormeur qui sommeille en vous. C’est ce manque de confiance, affirme la Mme Stephens, qui est la cause principale de l’insomnie. La prochaine fois que vous êtes bien éveillé à 3 h du matin, rappelez-vous que le jour suivant n’est habituellement pas si mal. Une fois en paix avec le fait de ne pas dormir, vous ronflerez dans le temps de le dire.

MULTITÂCHE

Ces jours-ci, le multitâche est plus qu’une exigence professionnelle, c’est une façon de vivre. Voici comment le fait d’essayer d’en faire trop en même temps peut affecter votre bien-être.

La notion même de multitâche est biaisée. Faire tourner des assiettes sur sa tête tout en jonglant avec des quilles peut faire paniquer n’importe qui. Ajoutez à cela une échéance, et préparez-vous à l’effondrement. Vous feriez mieux de faire une chose à la fois. Rien n’est plus satisfaisant que de rayer les éléments, un par un, sur votre liste de choses à faire.

Débranchez-vous. Travailler sur un projet en regardant la télé, en parlant au téléphone, en écoutant de la musique ou en répondant à des courriels diminue votre niveau de concentration et de performance mentale. Selon une étude publiée dans le journal international Computers & Education, le simple fait d’être entouré de collègues qui font plusieurs choses à la fois peut diminuer votre compréhension de 20 %.

Le multitâche affecte votre cerveau. Selon les résultats d’une étude publiée dans PLOS One, des chercheurs ont découvert un lien entre un degré élevé de multitâche relié aux médias et une baisse de densité de la matière grise, ce qui peut affecter la mémoire et engendrer le risque de développer certains types de démence.

Crampes créatives. Si vous êtes un artiste ou si votre travail demande une créativité quelconque, devoir réaliser une liste de tâches subalternes exploite votre puits de créativité. Faire un budget, remplir une allocation de dépenses ou saisir des données ne sont pas des tâches très inspirantes, mais les gens créatifs devraient utiliser leur imagination pour trouver une façon de joindre l’utile à l’agréable. Ou du moins, il vaut mieux essayer de terminer ces tâches rapidement et garder le reste de la journée pour la pensée créative.

HO... HO... HOQUET

Avoir le hoquet est désagréable. Cela peut même être douloureux et embarrassant dans certaines situations, comme un premier rendez-vous. Pour la plupart des gens, le hoquet disparaît généralement en quelques minutes. Mais parfois, il faut plus de temps. Nous essayons plusieurs trucs, comme retenir sa respiration, boire de l’eau froide, sucer un citron ou demander à un ami de nous faire peur.

Selon la National Organization for Rare Disorders, un hoquet qui perdure peut causer de l’épuisement, une perte de poids dû au manque de sommeil et une perturbation des habitudes alimentaires. Imaginez si ce hoquet persistait pendant plus d’une heure, une journée ou une semaine. Vous pouvez maintenant comprendre la détresse du pauvre Charles Osborne.

Selon la BBC News, M. Osborne, de l’Iowa, a dû endurer le hoquet pendant 68 ans. Malgré les quelque 420 millions de « hic », M. Osborne a occupé différents emplois, il s’est marié et il a élevé des enfants. Toutes ces années aux prises avec le hoquet l’ont forcé à adopter des mécanismes d’adaptation, comme des techniques de respiration ou manger liquide à l’heure du lunch.

Les hoquets sont des contractions involontaires du diaphragme. Selon la clinique Mayo, chaque contraction est suivie d’une fermeture soudaine des cordes vocales, ce qui produit le son caractéristique « hic ». Les déclencheurs les plus courants sont les boissons gazeuses, l’alcool, l’excitation, l’air qui entre trop vite dans la gorge, les changements de température soudains ou lorsque l’on mange trop ou trop vite.

Une des techniques les plus populaires pour arrêter le hoquet est de simplement retenir son souffle, ce qui aide à relaxer le diaphragme. La clinique Mayo suggère également de respirer dans un sac de papier ou de se gargariser avec de l’eau glacée. Notre technique favorite est de tirer sur la langue – tout pour distraire le cerveau, même si ce n’est que pour un instant.

 

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