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Repas verts

La plupart des listes d'épicerie nuisent à la planète

Par George M. Withers

La population mondiale continue de grandir. Plus il y a de bouches à nourrir, plus la demande en protéines, qui proviennent généralement d'une forme de viande, augmente. Malheureusement, l'appétit de l'humanité pour la protéine animale est en train de tuer la planète, c'est la pure vérité.

L’Institut international pour le développement durable rapporte que l’agriculture est responsable du quart des émissions à effet de serre, de 70 % des prélèvements d’eau douce, de 70 % des pertes de la biodiversité et de 73 % de la déforestation autour de l’équateur. Une étude de l’Université d’Oxford affirme que la population mondiale doit diminuer sa consommation de boeuf de 75 % et de porc, de 90 % pour maintenir le réchauffement de la planète sous les deux degrés d’ici la fin du siècle.

Lorsqu’il faut des dizaines de kilos de grains et une multitude de litres d’eau pour produire un kilo de viande, quelque chose doit changer, mais quoi? Scientifiques, chercheurs, citoyens, nous sommes tous à la recherche de façons de réajuster nos choix alimentaires et nos listes d’épicerie.

Le livre Food is the Solution, de Matthew Prescott, est à la fois livre de recettes et manifeste, offrant 80 recettes écologiques à base de végétaux.

Véganisme et végétarisme sont peut-être de vilains mots dans certains coins de la culture carnivore, mais les gens comme M. Prescott sentent qu’il est temps de laisser de côté le filet mignon et de sortir l’essoreuse à salade.

Si manger des bâtonnets de carottes et de la salade tous les jours vous fait frémir, sachez que le futur des substituts de viande semble aussi juteux que cette boulette de boeuf qui cuit sur le gril.

Par contre, les obstacles sont nombreux. Après tout, les habitudes alimentaires sont culturelles et ancrées dans la façon dont nous cuisinons à partir du moment où nous sommes assez vieux pour faire fonctionner le poêle. Le changement sera difficile.

Mais les imitations de viande peuvent aider à faire le saut. Prenez Impossible Foods. Leur burger fait des percées aux États-Unis, un pays qui carbure au boeuf, au BBQ et aux protéines animales.

La viande cultivée, produite in vitro avec de vraies cellules animales, se dirige vers la rentabilité. Impossible Foods a produit un burger en exploitant une molécule riche en fer, hème, que l’on retrouve dans les plantes et qui aide à donner un goût de viande. Ocean Hugger Foods a créé un processus pour transformer les tomates en imitation de thon. En Hollande, le Vegetarian Butcher développe un appareil dans lequel les consommateurs versent un sac de protéines végétales pour voir ressortir une viande fabriquée.

Est-ce que les végétaux et les protéines végétales façonnées en boulettes, pilons et côtelettes peuvent réellement avoir bon goût? On l’espère. Notre planète en dépend peut-être. Les goûts et les habitudes sont difficiles à changer lorsqu’on est élevé à devenir un fier mangeur de viande. Mais les végétariens de moins de 35 ans sont plus nombreux que jamais. Ils ont leur mot à dire.

Et si cela n’est pas suffisant pour faire changer les sondages politiques, alors tout le monde peut voter avec son portefeuille. Ce que nous achetons et demandons en tant que consommateurs peut faire changer les pratiques que nous jugeons irrévocables.

 

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