L’exercice régulier et une alimentation végétalienne aident à garder une perspective positive et énergétique, surtout en spectacle.

La reine montréalaise du métal

Alissa White-Gluz prouve que la santé et le rock’n’roll peuvent coexister

Par Jason Santerre

La vie sur la route n’est pas facile. Maintenant, imaginez si vous êtes une femme dans un groupe de heavy métal qui parcourt la planète et qui chante à tue-tête dans un monde musical dominé par les hommes—des musiciens aux machinistes en passant par les admirateurs. Ce mode de vie fait plusieurs victimes, tant mentalement que physiquement.

« Il y a deux types de personnes : ceux qui sont faits pour ce genre de vie, et ceux qui ne le sont pas », raconte Alissa White-Gluz, chanteuse du groupe Arch Enemy. La belle banshie aux cheveux bleus était de retour dans sa ville natale pour jouer à Heavy Montréal. « Certaines personnes ont du talent et pratiquent tous les jours, mais si elles sont incapables d’endurer la route, ça ne fonctionnera probablement pas pour elles. Ce n’est pas une vie facile. »

Alissa s’est entretenue avec Montréal enSanté tout juste après sa performance enflammée au festival l’an passé, une journée après son 30e anniversaire. « Ce n’est qu’un chiffre pour moi », admet-elle en ajoutant qu’avec une décennie d’expérience derrière elle, elle se sent plus sage et mature que la plupart de ses collègues.

Elle enterre le stéréotype qui veut que le style de vie heavy métal soit une fête continuelle. « On est si dévoués à notre groupe qu’on n’abuse pas de notre corps. On doit performer le lendemain, alors on reste professionnels. Il y a des groupes qui peuvent faire la fête tous les soirs et s’en sortir, mais on a fait environ 260 spectacles dans les 18 derniers mois, sans compter les avions, les courses folles, les séances photo et les obligations médiatiques, alors on doit bien manger, dormir suffisamment et faire de l’exercice, c’est aussi simple que ça. »

Et le fait que son copain la rejoint souvent en tournée aide beaucoup. « Ça soulage l’usure mentale de la tournée, c’est certain. On peut s’entraîner ensemble tous les jours avec un banc ajustable, des poids, une corde à danser et des matelas de yoga. Ça ne prend pas beaucoup de place dans le bus de tournée. »

L’exercice régulier et une alimentation végétalienne aident à garder une perspective positive et énergétique, surtout en spectacle. Revenir dans sa ville natale pour chanter et se frapper la tête (pas littéralement) sur la scène principale était un rêve devenu réalité pour la fille du West Island qui loue toujours un appartement dans la ville.

« C’est le spectacle auquel j’avais le plus hâte, et pas juste pour moi, mais pour tout le groupe », dit-elle. « Montréal est toujours un public réceptif quand il s’agit de musique heavy métal. Et c’était tellement bien d’avoir ma mère, ma soeur et ma coloc sur le côté de la scène. Une partie de moi se disait, “Oh non, j’ai tellement de pression maintenant.” Mais l’amour du public, surtout le public de Montréal, a rendu l’expérience vraiment cool. »

 

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