« J’ai grandi en regardant les courses là-bas. Ce sera un rêve qui deviendra réalité de participer à ce Grand Prix. Et ce sera encore plus spécial, car c’est le 50e anniversaire. De faire partie du Grand Prix du Canada est incroyable. »

Le prince du grand prix de montréal

Lance stroll arrive à toute vitesse sur la scène de la Formule 1

Par Jason Santerre

Il y a très longtemps, en 1997, Jacques Villeneuve devenait le premier (et dernier) pilote canadien à remporter le championnat de Formule 1. Le Montréalais Lance Stroll naissait l’année qui suivit ce couronnement.

Vingt ans plus tard, Lance sera aux commandes de son propre bolide lors du Grand Prix du Canada en juin. C’est un retour à la case départ, non seulement pour le jeune pilote, mais aussi pour son écurie, Williams Racing. Jacques pilotait pour l’équipe Williams lorsqu’il gagna son titre de F1. Et l’année 2017 marque le 50e anniversaire du circuit de Montréal, le Circuit Gilles Villeneuve, nommé en l’honneur du père de Jacques, une légende de la course qui remporta six victoires en Grand Prix.

« J’ai d’excellents souvenirs de cette piste », raconte Lance, directement du circuit d’entraînement d’Oxfordshire, en Angleterre, le domicile de l’écurie Williams Racing. « J’ai grandi en regardant les courses là-bas. Ce sera un rêve qui deviendra réalité de participer à ce Grand Prix. Et ce sera encore plus spécial, car c’est le 50e anniversaire. De faire partie du Grand Prix du Canada est incroyable, dit-il. Tous mes amis et mes proches seront là pour m’encourager. »

« Il est parfait pour nous », disait Claire Williams, lors d’une entrevue accordée au The Globe & Mail. « Il a du talent derrière le volant, il est intelligent, il donne de bons commentaires aux ingénieurs, et il apprend vite. Alors pour nous, c’était une décision facile », affirmait Mme Williams à propos de la signature de son jeune espoir. Lance sera le deuxième plus jeune pilote de l’histoire de la F1. Seul le Belge Max Verstappen, qui fit ses débuts en 2016, est plus jeune. Son jeune âge pourrait jouer en son avantage, car le régime d’entraînement de la F1 est colossal. Après tout, à 90 minutes, les courses sont deux fois plus longues que celles de Formule 3, le niveau inférieur qui sert de tremplin pour les ligues majeures de la Formule 1.

La fatigue, tant mentale que physique, est un facteur important. Des crampes dans les jambes, les bras et le cou, en plus de la chaleur incroyable ressentie derrière le volant d’une voiture de course, peuvent entraver la capacité du pilote à prendre des décisions très rapides. Il doit non seulement être conscient des autres pilotes et de ce qui l’attend sur la piste, mais il doit être en constante communication avec son équipe de ravitaillement et prendre des notes mentales en évaluant la situation du carburant, d’usure des pneus et de stratégie de course — le tout en roulant à une vitesse moyenne de 360 km/h, près de 100 km/h au-dessus de la vitesse maximale de Formule 3.

Heureusement, l’amour de Lance pour la conduite remonte à loin. Il a commencé à l’âge de cinq ans quand son père lui acheta un go-kart pour son anniversaire. Il pratiquait sur le circuit du Mont-Tremblant. « Nous avons construit des pistes qui ne le mettaient pas dans une trajectoire dangereuse », racontait Tom Kemp lors d’une entrevue avec la CBC. Kemp est chef d’équipe et instructeur à l’École de pilotage Jim Russell. « On lui faisait faire des cercles, des figures en huit. Et il est rapidement passé à autre chose. »

L’an dernier, Lance continua sa trajectoire professionnelle en terminant la saison au sommet du championnat européen de Formule 3. Il a gagné 14 courses et a obtenu son permis pour devenir pilote de Formule 1. Le promoteur du Grand Prix du Canada, François Dumontier, fit une déclaration peu après l’annonce de la signature de Lance avec l’écurie Williams. « Je suis ravi que Lance Stroll atteigne la Formule 1, et je lui souhaite tout le succès possible », disait-il. « C’est un jeune homme sérieux et travaillant qui s’est hissé parmi les rangs de la course automobile pour réaliser ses rêves et compétitionner en Formule 1. »

« Je m’ennuie de tout à Montréal, avoue Lance. Mes amis d’enfance sont là-bas, et on perd tout ça quand on déménage loin et qu’on commence à vivre une vie mouvementée qui nous fait bouger constamment. Parfois, la simplicité d’être à la maison, d’aller à l’école, d’avoir un groupe d’amis et d’être souvent au même endroit, c’est bien, mais j’adore ce que je fais. J’adore la course automobile, j’adore voyager dans le monde et voir de nouveaux endroits, c’est génial. Mais la maison restera toujours la maison. »

Le 26 mars prochain, Lance fera ses débuts au sein de l’écurie Williams lors du Grand Prix de l’Australie, représentant ainsi un nouvel espoir pour une équipe qui a jadis dominé la Formule 1.

Sensibilisation
Le Centre de traumatologie Dr David S. Mulder de l’Hôpital général de Montréal du Centre universitaire de santé McGill est le seul centre de traumatologie de niveau 1 au centre-ville de Montréal et il dessert plus de deux millions de Québécois sur un territoire s’étendant de l’autoroute 40 au nord du Québec, en passant par l’ouest de la Montérégie. En 2015 et 2016, l’HGM a traité près de 12 000 victimes de trauma à l’urgence, 1 469 d’entre elles ont été hospitalisées et 96 % ont survécu grâce à l’équipe médicale multidisciplinaire, qui tire une grande fierté de l’excellence des soins qu’elle prodigue.

 

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