Valérie Maltais

PHOTO: GREG KOLZ/SPEED SKATING CANADA

De la patinoire locale à l’ovale olympique

Née au Saguenay et élevée à La Baie, Valérie Maltais a grandi en patinant sur les patinoires locales, comme beaucoup de ses camarades. À 35 ans, elle figure aujourd’hui parmi les athlètes olympiques les plus polyvalentes et les plus décorées du Canada. Sa carrière couvre deux disciplines, cinq médailles olympiques et cinq Jeux olympiques ⎯ un parcours fondé autant sur la capacité à se réinventer que sur la résilience.

Valérie a fait ses débuts olympiques à Vancouver en 2010, après seulement deux saisons de compétition internationale au niveau senior. Quatre ans plus tard, à Sotchi en 2014, elle a participé aux quatre épreuves de patinage sur courte piste et a remporté la médaille d’argent au relais 3 000 mètres féminin. À Pyeongchang en 2018, elle était déjà triple olympienne. Aussi impressionnant que cela puisse paraître, c’est une décision prise après ces Jeux qui allait redéfinir complètement sa carrière : elle est passée de la courte piste à la longue piste.

Changement de voie

Le changement peut sembler simple. Après tout, il s’agit toujours de patinage. Mais les deux disciplines sont on ne peut plus différentes. Le patinage de vitesse sur courte piste est rapide, intense et chaotique, avec de quatre à six patineurs qui se battent pour la première place et des collisions toujours possibles. Le patinage de vitesse sur longue piste, en revanche, est une épreuve contre la montre solitaire sur une piste gelée. Il s’agit d’une course contre la montre, et non contre le patineur à côté de vous. La précision, le rythme et les virages larges et calculés déterminent le succès. 

Il est remarquable que Valérie ait eu besoin de si peu de temps pour s’adapter. Après seulement deux mois passés sur des patins à clapets pour longue piste, elle a participé à ses premières courses. En l’espace de six mois, elle participait déjà au circuit de la coupe du monde. En 2019, elle a rejoint l’équipe féminine canadienne de poursuite et est rapidement devenue un pilier aux côtés d’Ivanie Blondin et d’Isabelle Weidemann. Cette saison-là, le trio a remporté trois médailles en coupe du monde, dont l’or à Nour-Soultan.

À Pékin 2022, Valérie a écrit une page d’histoire. Elle est devenue la première Canadienne et la troisième athlète au monde à remporter des médailles olympiques en patinage de vitesse sur courte et longue piste, décrochant l’or dans la poursuite par équipe et établissant un record olympique en finale.

Quatre ans plus tard, à Milan-Cortina 2026, elle a réalisé sa meilleure performance olympique à ce jour : médaille d’or dans la poursuite par équipe, médaille de bronze au 1 500 mètres et médaille de bronze au 3 000 mètres. Trois médailles en un seul jeu. Deux disciplines maîtrisées. Son histoire est celle d’une athlète qui a refusé de rester dans une seule discipline et qui a transformé sa réinvention en excellence.

À vos marques, prêts, partez!

« J’ai commencé le patinage de vitesse par pure passion pour le sport », explique Valérie, lors d’un entretien avec Montréal enSanté, huit jours seulement après avoir porté le drapeau canadien lors de la cérémonie de clôture des Jeux de Milan-Cortina. « Ce n’est qu’autour de 12 ans que j’ai découvert la scène internationale et tout ce que ça représentait. »

Elle se souvient très bien des athlètes qui l’ont inspirée, notamment Kalyna Roberge, double médaillée olympique, médaillée d’argent au relais 3 000 mètres à Turin en 2006 et à Vancouver en 2010. Une autre influence majeure a été la légende paralympique Chantal Petitclerc, dont la résilience et l’humilité ont laissé une impression durable.

« Le sport et la performance sont ma passion et ma priorité », explique Valérie, en repensant à ses premières expériences olympiques. « Mais il est aussi important de lever la tête de temps en temps pour profiter de ce qui t’entoure. Rien n’est jamais acquis. »

Premières leçons

L’un des moments les plus marquants de sa carrière s’est produit lors de ses premiers Jeux olympiques. À seulement 19 ans, Valérie rêvait de faire partie de l’équipe canadienne féminine de relais en patinage de vitesse sur courte piste. « J’ai toutefois manqué d’expérience et de discipline, admet-elle. Je croyais ma place assurée et je ne me suis pas poussée assez. »

Son entraîneur a décidé de ne pas la sélectionner. Le Canada a remporté la médaille d’argent, mais en tant que remplaçante, Valérie n’a pas reçu de médaille. « Ce fut une leçon déterminante, dit-elle. Ce que l’on veut, il faut le mériter, chaque jour. »

Le travail derrière les médailles

Pour réussir, il faut s’entraîner sans relâche. Selon la saison, le nombre d’heures d’entraînement hebdomadaire varie considérablement pour Valérie. En été, elle passe en moyenne 15 heures sur son vélo de route, en plus de deux ou trois séances de musculation et d’une séance sur glace. Pendant la saison des compétitions, elle s’entraîne environ quatre fois par semaine sur glace, en plus de faire du vélo et de la musculation.

Au cours de son année olympique, la discipline est devenue absolue. « J’ai fait des choix de vie qui priorisaient clairement l’entraînement, la récupération et l’alimentation, explique-t-elle. Ce niveau d’engagement aussi intense n’est pas quelque chose que je souhaite maintenir sur un cycle complet de quatre ans. L’équilibre est essentiel. »

Il y a des périodes où la performance prime, explique-t-elle, et d’autres où elle se concentre délibérément sur son mari, sa famille et ses amis.

Rituels de course

Comme beaucoup d’athlètes d’élite, Valérie s’appuie sur des rituels pour se recentrer. « Je ne peux pas participer à une course sans rédiger mon plan de course, explique-t-elle. Je le fais la veille et je le partage avec mon équipe pour que tout le monde soit aligné. »

Son échauffement commence exactement 60 minutes avant le départ, ce qui lui permet d’arriver sur la ligne de départ prête physiquement et mentalement. Son état d’esprit varie en fonction de l’épreuve. « Quand je suis seule sur la ligne de départ, je me sens plus en contrôle, explique-t-elle. Dans les épreuves d’équipe, je suis un peu plus nerveuse  parce que je ne contrôle pas tous les éléments. La communication devient essentielle. »

Coéquipières pour la vie

Peu d’équipes canadiennes de patinage de vitesse ont été aussi dominantes ⎯ ou aussi proches ⎯ que le trio composé de Maltais, Blondin et Weidemann. Leur lien s’est forgé au fil d’années d’entraînement intensif, de voyages internationaux et d’affinement stratégique.

« Avec Ivanie, on a appris à se comprendre dans les moments forts comme dans les plus grands défis, explique Valérie. On se pousse, on se dit les vraies choses et on peut passer du sérieux absolu à des éclats de rire. »

Sa relation avec Isabelle est plus analytique. « Elle possède une intelligence de course impressionnante et une présence réfléchie, mais aussi extrêmement compétitive, explique Valérie. Dans les épreuves d’équipe, cette confiance fait la différence. » 

Ensemble, les trois athlètes partagent plus que des podiums. « Nous partageons des conversations vulnérables, des remises en question et des rêves, dit-elle. Ces liens font partie des plus précieux de ma carrière. »

Les Canadiens dans la foule

Après les Jeux olympiques de Pékin sans spectateurs, le retour des tribunes pleines à Milan-Cortina a été très significatif. « J’avais presque oublié à quel point c’est la foule qui rend les Jeux si spéciaux », déclare Valérie.

Dans le 3 000 mètres, face à une patineuse italienne qui a finalement remporté la médaille d’or, l’énergie de la foule était électrique, même si elle ne lui était pas entièrement destinée. « J’ai définitivement puisé dans cette énergie », dit-elle. Dans la poursuite par équipe, le soutien était indéniable. « C’était bruyant, électrisant. »

Plus tard, lors du départ en masse, Valérie a été impliquée dans une chute, mais elle s’est battue pour revenir dans la course. « Les encouragements du public m’ont portée, se souvient-elle. J’ai senti cette vague d’énergie qui me poussait à ne pas lâcher. »

Fière porte-drapeau

Comme si trois médailles ne suffisaient pas, les Jeux de Milan-Cortina lui ont offert un dernier honneur. Valérie a été nommée l’un des porte-drapeaux du Canada lors de la cérémonie de clôture, aux côtés du médaillé d’or en patinage de vitesse sur courte piste, Steven Dubois.

« Je l’ai accueilli avec beaucoup d’humilité, dit-elle. J’ai pensé à la petite fille qui a commencé à patiner sans savoir jusqu’où ce rêve la mènerait. » En entrant dans le stade, elle a été submergée par l’émotion. « J’ai pris de grandes respirations et j’ai savouré chaque seconde, en étant pleinement présente. »

Avec le recul, Valérie sait que le village des athlètes lui manquera. « Les rencontres avec des athlètes d’autres sports et cette énergie collective tournée vers un même rêve, explique Valérie. Les instants sur la ligne de départ, quand tout devient silencieux dans ma tête, vont aussi me manquer. Tout le travail se condense en quelques minutes, et je sais, à cet instant, que je suis exactement à ma place. »

Son parcours olympique est peut-être terminé, mais sa carrière sportive se poursuit. « Je serai encore présente sur la scène internationale l’an prochain. Je n’ai jamais remporté de titre mondial individuel, ce serait une magnifique façon de tirer ma révérence que de conclure sur un titre comme celui-là. »

L’entraide

Quand elle réfléchit à la façon dont elle aimerait que l’on se souvienne d’elle, Valérie ne pense pas aux médailles en premier lieu. « J’aimerais que les gens retiennent surtout ma passion et mon engagement envers le sport, mais aussi la manière dont j’ai abordé chaque défi, dit-elle. J’ai voulu donner le meilleur de moi-même avec discipline et détermination, tout en gardant un équilibre et une authenticité. Et j’ai toujours essayé de célébrer le sport dans sa dimension humaine, et pas seulement les résultats. »

Valérie a été témoin direct de l’évolution du sport féminin. La couverture médiatique s’est développée. La reconnaissance s’est accrue. Les ressources sont réparties de manière plus équitable qu’auparavant, même si elle s’empresse de souligner que les progrès sont encore en cours.

« Il reste encore du chemin à faire, dit-elle. Mais la visibilité compte. Elle inspire la prochaine génération. » Elle assume désormais son rôle de modèle pour les jeunes athlètes, même si elle hésite à se qualifier de mentor. Son conseil est simple et cohérent : mener avec passion.

« La passion, c’est ce qui te fait te lever tôt, recommencer après une contre-performance et continuer à croire en ton projet , dit-elle.  Mais elle doit être nourrie sainement, sans que toute ton identité repose uniquement sur la performance. »

Pour l’avenir, Valérie se sent plutôt enthousiaste qu’incertaine. « Ce qui m’excite le plus dans le prochain chapitre, c’est autant la vie personnelle que les nouveaux défis professionnels, dit-elle. Fonder une famille et agrandir notre espace de vie à Québec pour accueillir nos proches ⎯ et éventuellement des enfants ⎯ me remplit déjà d’enthousiasme. »

Sur le plan professionnel, la curiosité l’emporte sur la prudence. « J’ai beaucoup d’outils, d’expérience, d’intérêts et d’énergie à investir dans ma nouvelle étape, ajoute-t-elle. Je souhaite soutenir et inspirer la prochaine génération, que ce soit des patineurs ou des athlètes de tous horizons, et partager ce que j’ai appris. » En fin de compte, Valérie espère insuffler de la confiance. « Je souhaite aux jeunes athlètes d’oser rêver grand, d’assumer leurs ambitions et de se donner pleinement la chance de réussir. »  

From the local rink to the Olympic Oval

Born in Saguenay and raised in La Baie, Valérie Maltais grew up skating on local ice like many of her peers. At 35, she now stands among Canada’s most versatile and decorated Olympians. Her career spans two disciplines, five Olympic medals, and five Olympic Games — a résumé built on reinvention as much as resilience.

Maltais made her Olympic debut at Vancouver 2010, barely two seasons into senior international competition. Four years later, at Sochi 2014, she raced all four short track events and captured silver in the women’s 3,000-metre relay. By PyeongChang 2018, she had become a three-time Olympian. Impressive as that was, it was a decision made after those Games that would redefine her career entirely: she switched from short track to long track.

Switching lanes

The switch might sound simple. After all, it’s still skating. But the two disciplines could hardly be more different. Short track is fast, furious, and chaotic, with four to six skaters battling for position and crashes always looming. Long track, by contrast, is a solitary time trial on a frozen runway. You race the clock, not the skater beside you. Precision, pacing, and wide, calculated turns determine success. 

Remarkably, Maltais needed little time to adapt. After just two months on long track clap skates, she entered her first races. Within six months, she was competing on the World Cup circuit. By 2019, she had joined Canada’s women’s team pursuit and quickly became a cornerstone alongside Ivanie Blondin and Isabelle Weidemann. That season, the trio earned three World Cup medals, including gold in Nur-Sultan.

At Beijing 2022, Maltais made history. She became the first Canadian and only the third athlete in the world to win Olympic medals in both short track and long track speed skating, capturing gold in the team pursuit and setting an Olympic record in the final.

Four years later, at Milano Cortina 2026, she delivered her most complete Olympic performance yet: gold in the team pursuit, bronze in the 1,500 metres, and bronze in the 3,000 metres. Three medals in one Games. Two disciplines mastered. Her story is one of refusing to stay in a lane — and turning reinvention into excellence.

Ready, set, go!

“I started speed skating purely out of passion for the sport,” Maltais says, speaking with Montréal enSanté just eight days after carrying the Canadian flag at the Milano Cortina closing ceremony. “It wasn’t until I was around 12 that I discovered the international scene and everything it represented.”

She vividly remembers the athletes who inspired her, including two-time Olympian Kalyna Roberge, a silver medallist in the 3,000-metre relay at Turin 2006 and Vancouver 2010. Another major influence was Paralympic legend Chantal Petitclerc, whose resilience and humility left a lasting impression.

“Sport and performance were my passion and my priority,” Maltais says, reflecting on her early Olympic experiences. “But it’s also important to look up from time to time and appreciate where you are. Nothing can ever be taken for granted.”

Early lessons

One of the most formative moments of her career came at her first Olympic Games. At just 19, Maltais dreamed of skating on Canada’s women’s short track relay team. “I lacked experience and discipline,” she admits. “I thought my place was guaranteed and didn’t push myself hard enough.” 

Her coach chose not to select her. Canada won silver, but as a substitute, Maltais did not receive a medal. “It was a crucial lesson,” she says. “You have to earn what you want every day.”

Work behind the medals

Earning success means relentless training. Depending on the season, Maltais’ weekly hours vary significantly. In the summer, she averages about 15 hours on her road bike, along with two to three weight-training sessions and one ice session. During competition season, ice time increases to roughly four sessions per week, supplemented by cycling and strength work.

During her Olympic year, discipline became absolute. “I made lifestyle choices that prioritized training, recovery, and nutrition,” she says. “That level of intensity isn’t something I want to maintain over a full four-year cycle. Balance is essential.”

There are periods when performance takes precedence, she explains, and others when she deliberately shifts focus toward her husband, family, and friends.

Race-day rituals

Like many elite athletes, Maltais relies on ritual to ground herself. “I can’t race without writing down my race plan,” she says. “I do it the day before and share it with my team, so everyone is aligned.”

Her warm-up begins exactly 60 minutes before her start time, ensuring she arrives at the line both physically and mentally prepared. Her mindset shifts depending on the event. “When I’m alone on the starting line, I feel more in control,” she says. “In team events, I’m more nervous because I don’t control everything. Communication becomes essential.”

Teammates for life

Few teams in Canadian speed skating have been as dominant — or as close — as the trio of Maltais, Blondin, and Weidemann. Their bond has been forged through years of grueling training, international travel, and strategic refinement.

“With Ivanie, we’ve learned to understand each other in both the best and hardest moments,” Maltais says. “We push each other, we’re honest, and we laugh a lot.”

Her relationship with Weidemann is more analytical. “She has exceptional racing intelligence and a calm, competitive presence,” Maltais explains. “In team events, that trust is everything.”

Together, the three share more than podiums. “We’ve had vulnerable conversations, moments of doubt, and big dreams,” she says. “Those bonds are among the most precious of my career.”

Canadians in the crowd

After the spectator-less Beijing Games, returning to full stands in Milano Cortina was deeply meaningful. “I had almost forgotten how much the crowd contributes to the magic of the Games,” Maltais says.

In the 3,000 metres, racing an Italian skater who ultimately won gold, the crowd energy was electric — even if much of it wasn’t directed her way. “I still fed off it,” she says. “It pushed me.” In the team pursuit, the support was unmistakable. “It was loud and electrifying.”

Later, during the mass start, Maltais was involved in a crash but fought her way back into the race. “The crowd carried me,” she recalls. “I felt this surge telling me not to give up.”

Proud flag bearer

As if three medals weren’t enough, the Milano Cortina Games offered one final honour. Maltais was named one of Canada’s closing ceremony flag bearers alongside short track gold medalist Steven Dubois.

“I accepted it with great humility,” she says. “I thought about the little girl who started skating without knowing where it would lead.” Walking into the stadium, she was overwhelmed. “I took deep breaths and savoured every second. I was
fully present.”

Looking back, Maltais knows she’ll miss the athlete’s village. “Meeting athletes from other sports and that collective energy focused on a shared dream,” Maltais says. “And I’ll miss those moments on the starting line, when everything goes quiet in my head. All the work condenses into a few minutes, and I know I’m exactly where I belong.”

Her Olympic chapter may have concluded, but her athletic career has not. “I’ll still be competing on the international stage next year. I’ve never won an individual World title, so it would be a wonderful way to bow out if I could finish with a title like that.”

Paying it forward

As for when she thinks about how she’d like to be remembered, Maltais doesn’t start with medals. “I hope people remember my passion and commitment, but also how I approached each challenge,” she says. “I wanted to give my best with discipline and determination, while staying balanced and authentic. And I’ve always tried to celebrate sport in its human dimension — not just results.”

Maltais has witnessed firsthand how women’s sport has evolved. Media coverage has expanded. Recognition has grown. Resources are more equitable than they once were — though she’s quick to note that progress is ongoing.

“There’s still work to be done,” she says. “But visibility matters. It inspires the next generation.” She now embraces her role as a model for younger athletes, even if she hesitates to call herself a mentor. Her advice is simple and consistent: lead with passion.

“Passion is what makes you get up early, start again after disappointment, and keep believing,” she says. “But it has to be healthy. Your identity can’t live only in performance.”

Looking ahead, Maltais feels energized rather than uncertain. “What excites me most about the next chapter is both my personal life and new professional challenges,” she says. “Starting a family and building space in Quebec City to welcome our loved ones — and eventually children — already fills me with enthusiasm.”

Professionally, curiosity outweighs caution. “I know I have the tools, experience, and energy to invest in what comes next,” she adds. “I want to support and inspire the next generation — skaters or athletes from any discipline — and share what I’ve learned.” Ultimately, Maltais hopes to instill confidence. “I want young athletes to dare to dream big, embrace their ambitions, and give themselves every chance to succeed.”  

Jason Santerre

Adepte de plein air, de la musique métal et de la sauce piquante, Jason demeure un collaborateur régulier du magazine Montréal enSanté après avoir passé sept ans en tant que rédacteur en chef.

A fan of the great outdoors, metal music, and hot sauce, Jason remains a regular contributor to Montréal enSanté Magazine after spending seven years at its helm as editor-in-chief.

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