Roses de Montréal | Montreal Roses

PHOTO: PABLO A. ORTIZ

Une jeune équipe animée par la passion et l’engagement

La première équipe professionnelle féminine de soccer du Québec offre aux jeunes joueuses plus qu’un simple club à soutenir. Elle leur offre un avenir concret. Mais revenons d’abord brièvement sur le passé. Il y a un peu plus d’un an, le 3 mai 2025, devant une salle comble de 5 040 partisans au Stade Boréale, les rêves sont devenus réalité. Les Roses de Montréal ont battu le Rapid d’Ottawa 2-1. Latifah Abdu et Tanya Boychuk ont inscrit les buts historiques pour l’équipe locale. 

Pour les Roses, ce moment ne se résumait pas à une simple victoire lors du premier match à domicile. Le simple fait de disputer cette rencontre a prouvé que rien n’est impossible dans le sport féminin. Et c’est ce qui rend le logo du club d’autant plus pertinent. 

La rose bleue, une fleur longtemps considérée comme impossible à trouver dans la nature, symbolise le parcours d’une équipe qui continue de s’épanouir contre toute attente. Les Roses continuent de faire sensation pour leur deuxième saison, transformant ce symbole de contradiction en une véritable déclaration : sur le terrain, dans cette ville et dans le paysage du sport féminin, ce qui semblait autrefois incroyable commence à s’épanouir.

Les roses bleues en fleur

Fondé par les investisseurs Isabèle Chevalier et Jean-François Crevier, le club a rejoint la Super ligue du Nord (SLN), alors nouvellement créée, en tant qu’équipe représentant la région métropolitaine de Montréal. Dès leur première saison, les Roses ont fait bien plus que simplement participer. Elles se sont qualifiées pour les séries éliminatoires. Elles ont affiché le meilleur bilan défensif de la ligue. Et elles ont vendu plus de 45 000 billets, transformant le Stade Boréale en un lieu de rassemblement pour une ville avide de soccer féminin de haut niveau.

L’émotion suscitée par ce match d’ouverture historique à domicile faisait écho au tout premier match du club, disputé à peine deux semaines plus tôt, lorsque les Roses avaient affronté l’AFC Toronto au BMO Field le 19 avril devant plus de 14 500 partisans. Cette affluence reste l’un des moments marquants des débuts de la ligue.

Tanya Boychuk, qui occupe aujourd’hui le poste de co-capitaine des Roses, a inscrit le premier but de l’histoire de la franchise lors de ce match remporté 1-0 à Toronto. Boychuk affirme que c’est un moment qu’elle n’oubliera jamais, mais pour elle, le match d’ouverture à domicile reste un événement tout à fait particulier : des milliers de jeunes partisans se pressaient contre les barrières, des pancartes fabriquées à la main flottaient dans les airs, et les maillots des Roses resplendissaient dans les tribunes. 

« Honnêtement, ça m’a semblé irréel de participer au premier match à domicile devant nos partisans, aux côtés de ma famille et de mes amis, confie Tanya. Ça faisait tellement longtemps que je n’avais pas pu jouer devant mes proches que cela a rendu ce moment encore plus spécial. »

Les roses prennent racine

Ce qui a émergé depuis ces deux matchs historiques, ce n’est pas seulement une équipe au nom évocateur. Les Roses se taillent une place dans le paysage culturel de la ville. Le Stade Boréale, situé à Laval près de la Place Bell, est le premier stade canadien construit spécialement pour une équipe professionnelle de soccer féminin. Le fait d’avoir un stade attitré offre aux joueuses des conditions d’entraînement stables, aux fans un lieu de rendez-vous incontournable, et aux jeunes filles un endroit où le sport professionnel féminin n’est pas une simple mode passagère. 

Pour Stéphanie Hill, ce sentiment d’appartenance revêt une dimension personnelle. La défenseuse originaire de Dollard-des-Ormeaux a joué à McGill avant de signer avec les Roses et d’être nommée dans l’équipe de la saison de la SLN dès sa première année en tant que professionnelle. Stéphanie explique que le fait de jouer en tant que professionnelle dans sa ville natale lui met de la pression, mais que cela lui procure également une motivation plus profonde.

« J’ai le privilège de jouer pour ma ville natale, là où j’ai grandi, dit-elle. Cela rend chaque victoire un peu plus savoureuse, chaque défaite un peu plus frustrante, chaque sourire un peu plus radieux et chaque larme un peu plus triste. Mais cela rend aussi ce projet et le succès de cette équipe bien plus glorieux. »

Les roses de chez nous

Ce lien avec la région est au cœur de l’identité des Roses à leurs débuts. L’effectif inaugural du club comptait 14 Canadiennes, dont 10 Québécoises, aux côtés de joueuses internationales issues de trois continents. Neuf joueuses canadiennes, dont sept Québécoises, ont signé leur premier contrat professionnel avec les Roses. Cela met en évidence l’une des ambitions les plus claires du club : créer un véritable parcours pour les talents locaux.

Pour les jeunes joueuses de Montréal et de tout le Québec, ce parcours stimule l’imagination et ouvre de nouvelles perspectives. C’est une chose de rêver de devenir professionnelle quelque part au loin. C’en est une autre de voir ce rêve revêtir les couleurs de son équipe locale et de fouler le sol d’un complexe construit spécialement pour elles.

« Quand j’étais enfant, je n’avais rien de tel dans mon propre jardin, et honnêtement, je ne savais même pas qu’un tel parcours était possible », explique Tanya. « Le fait de pouvoir aujourd’hui servir de modèle aux jeunes filles dans les gradins revêt une importance toute particulière pour moi. »

Cultiver pour réussir

Ce qui rend cette réussite encore plus exceptionnelle, c’est le succès quasi immédiat du club. La première saison des Roses a apporté aux partisans à la fois de l’espoir et du spectacle. Le club a terminé la saison régulière 2025 avec 10 victoires, 9 défaites et 6 matchs nuls, se qualifiant pour les séries éliminatoires avant de s’incliner en demi-finale face à l’AFC Toronto.

En défense, aucune équipe du championnat n’était plus solide. Les Roses n’ont encaissé que 23 buts en 25 matchs. La nomination de Stéphanie dans l’équipe de la saison a constitué une nouvelle preuve de la capacité du club à former et à mettre en valeur les talents locaux au niveau professionnel.

L’équilibre entre sens et performance est délicat. Une équipe peut inspirer, mais elle doit tout de même rivaliser. Un mouvement peut remplir un stade une fois, mais il doit donner aux partisans une raison de revenir. Les Roses semblent avoir compris que l’enthousiasme de la première saison doit s’appuyer sur une structure, des normes et des résultats. Au moment de la publication (début juin 2026), les Roses occupent actuellement le premier rang du classement de la SLN.

Des roses en bonne santé

Marinette Pichon, directrice sportive des Roses, s’y connaît en matière d’exigences et de résultats. Cette légende du football (soccer) français, qui a inscrit 81 buts en 112 sélections avec l’équipe de France, est devenue l’une des joueuses les plus accomplies de sa génération. Cela dit, la vision de Marinette Pichon d’un club en bonne santé va au-delà des victoires et des défaites. Pour elle, une organisation solide repose sur trois piliers : l’identité sportive, l’accompagnement humain et la structure organisationnelle. 

« Un club en santé est un club qui a une identité claire », explique Mme Pichon. « Il ne s’agit pas seulement d’un système de jeu, mais d’une philosophie cohérente qui s’applique de l’équipe junior jusqu’à l’équipe première. » Elle ajoute que les joueuses doivent savoir pourquoi elles jouent et comment elles jouent, mais qu’elles ont également besoin d’un environnement propice à leur développement à long terme.

Ce pilier humain revêt peut-être une importance particulière dans une ligue qui tente de bâtir quelque chose dont les générations précédentes de joueuses canadiennes n’ont pas bénéficié. Selon Mme Pichon, un club en bonne santé est un club où les joueuses sont considérées comme des athlètes à part entière, et non comme de simples « produits de performance ». La gestion des blessures, la santé mentale, les conditions d’entraînement, la récupération, la gouvernance et la planification à long terme sont autant d’éléments essentiels. L’objectif n’est pas seulement de constituer une équipe capable de remporter un match, mais aussi de créer une organisation suffisamment stable pour façonner des carrières.

« Pour moi, la construction des Roses s’est d’abord faite autour d’une idée très simple, explique-t-elle. On ne bâtit pas un club uniquement avec des qualités sportives, mais avec des personnes qui adhèrent profondément au projet. »

Tanya est très investie. « Ce que je préfère dans le fait de faire partie de l’équipe des Roses, c’est l’ambiance que nous avons créée ensemble, dit-elle. Grâce au soutien et au leadership de notre encadrement, nous pouvons jouer librement, avec courage et créativité, dans un environnement où l’on encourage les erreurs, car c’est ainsi que l’on progresse. Je me sens incroyablement chanceuse de pouvoir faire ce que j’aime aux côtés de personnes aussi formidables, et je ne pourrais vraiment pas imaginer faire autre chose. »

Au-delà des épines

Une culture d’entreprise forte et une équipe gagnante ne constituent qu’une partie de l’équation. L’équipe, sans parler de l’ensemble de la SLN, a besoin de viabilité commerciale pour survivre. Lors de leur première saison, les Roses ont conclu 44 partenariats, créé plus de 30 emplois à temps plein, vendu plus de 16 000 articles de promotion, dominé la SLN en matière de public sur les réseaux sociaux avec plus de 50 000 abonnés, et attiré plus de 1,7 million de téléspectateurs cumulés lors des diffusions en français et en anglais de la saison régulière. En dehors du terrain, l’équipe a effectué 56 apparitions communautaires dans des hôpitaux, des festivals, des événements sportifs pour les jeunes, des conférences, des défilés et des événements caritatifs.

Ces chiffres sont révélateurs. Ils témoignent de l’engouement croissant pour le soccer féminin au Québec. Lors du match d’ouverture à domicile, des jeunes filles ont exprimé sans détour ce que cela signifiait pour elles de voir des femmes jouer au niveau professionnel dans leur ville. Dans un reportage diffusé par la CBC en mai 2025, une jeune spectatrice a déclaré qu’elle était ravie, car il y avait désormais des équipes féminines qui jouaient « dans une véritable ligue professionnelle ». Une autre a déclaré : « Ça me semblait impossible, mais maintenant, c’est tout à fait possible. Regardez tout ce monde ici! »

La possibilité. C’est peut-être là la meilleure mesure de l’impact des Roses jusqu’à présent. Ni le classement, ni les partenariats, ni même le match d’ouverture à guichets fermés. Les Roses incarnent l’idée que les jeunes filles n’ont plus besoin d’imaginer le soccer féminin professionnel comme quelque chose qui se passe ailleurs. Elles peuvent le voir depuis les gradins du Stade Boréale.

Une rose est une rose est une rose

Stéphanie ressent elle aussi ce changement. « Je me sens privilégiée et heureuse que tant de jeunes filles nous regardent. Je veux montrer aux jeunes joueuses qu’il est possible et tout à fait concret de jouer au soccer professionnel ici, à Montréal. »

Ce mot, « concret », est essentiel. Les Roses ont donné une forme physique à une idée. Elles lui ont donné un stade, un calendrier, un écusson et des noms brodés au dos des maillots. Elles ont également donné aux jeunes fans un repère auquel se mesurer, non pas comme un rêve, mais comme un avenir qui prend forme.

Mme Pichon veille à ce que le discours inspirant ne se transforme pas en slogan. Lorsqu’on lui a demandé ce que signifiait faire partie d’un mouvement, elle a réorienté la conversation vers le travail qui reste à accomplir. « Un mouvement se prouve par ce qu’il construit chaque jour, dit-elle, pas par ce qu’il affiche. »

Pour les jeunes filles appuyées contre les barrières du Stade Boréale, qui demandent des autographes et regardent des joueuses qui incarnent l’avenir auquel elles aspirent, le symbolisme de la rose bleue n’a plus rien d’abstrait. L’« impossible » a désormais son terrain, ses projecteurs et ses chants qui s’élèvent des tribunes. Et surtout, ces jeunes filles peuvent montrer le terrain du doigt et dire : « Là-bas. Ça pourrait être moi. »  

Rendez-vous sur rosesmtl.ca/billets pour acheter vos billets et voir les Roses de Montréal en action, notamment lors d’un match historique le 29 août 2026, où elles affronteront les Tides d’Halifax au légendaire Stade Saputo.

A Young Team Built On Heart and Soul 

Quebec’s first professional women’s soccer team is giving young players more than a club to cheer for. It’s giving them a future they can see. But first, a quick look at the past. It was just over a year ago, on May 3, 2025, in front of a sold-out crowd of 5,040 fans at Stade Boréale, when dreams became reality. The Montreal Roses defeated the Ottawa Rapid 2-1. Latifah Abdu and Tanya Boychuk scored the historic goals for the home side. 

For the Roses, the moment was about more than winning a home opener. Simply playing the game proved that nothing’s impossible in women’s sports. And that’s what makes the club’s logo all the more fitting. 

The blue rose, a flower long considered inconceivable in nature, reflects the journey of a team that continues to thrive despite the odds. The Roses are still turning heads in their second season, making the symbol feel less like a contradiction than a declaration: On the pitch, in this city, and across the landscape of women’s sports, what once seemed unbelievable is beginning to bloom.

Roses blooming

Founded by investors Isabèle Chevalier and Jean-François Crevier, the club entered the newly launched Northern Super League (NSL) as the team representing greater Montreal. In their first season, the Roses did more than take part. They made the playoffs. They posted the league’s best defensive record. And they sold more than 45,000 tickets, turning Stade Boréale into a gathering place for a city hungry for competitive women’s soccer.

The emotion of that momentous home opener echoed the club’s first-ever match just two weeks earlier, when the Roses faced AFC Toronto at BMO Field on April 19 in front of more than 14,500 fans. That crowd remains one of the league’s early benchmark moments.

Tanya Boychuk, who now serves as Roses co-captain, scored the first goal in franchise history during that 1-0 match in Toronto. Boychuk says it’s something she’ll never forget, but for her, the home opener stands out as something special: Thousands of young fans pressed against the railings, homemade signs bobbing in the air, Roses jerseys popping in the stands. 

“It honestly felt surreal to be part of the inaugural home game in front of our fans, alongside my family and friends,” says Boychuk. “It had been such a long time since I was able to play in front of the people closest to me, so that made it even more meaningful.”

Roses take root

What has emerged since those two historic matches is not simply a team with a poetic name. The Roses are carving out a place in the city’s cultural landscape. Stade Boréale, located in Laval near Place Bell, is Canada’s first stadium built specifically for a professional women’s soccer team. A dedicated home gives players stable training conditions, fans a clear destination, and young girls a place where women’s professional sport is not a passing fancy. 

For Stéphanie Hill, that sense of place is personal. The defender from Dollard-des-Ormeaux played at McGill before signing with the Roses and being named to the NSL Team of the Season in her first professional year. Hill says that playing professionally in her hometown brings pressure, but there’s also a deeper kind of motivation.

“I am privileged to play for my hometown, where I grew up,” she says. “It also makes every victory a little sweeter, every loss a little more frustrating, every smile a little brighter, and every tear a little sadder. But it also makes this project and this team’s success much more glorious.” 

Homegrown roses

That local connection is central to the Roses’ early identity. The club’s inaugural roster included 14 Canadians, 10 of whom are from Quebec, alongside international players from three continents. Nine Canadian players, including seven Quebecers, signed their first professional contracts with the Roses. This underscores one of the club’s clearest ambitions: Create a real pathway for local talent.

For young players in Montreal and across Quebec, that pathway ignites imagination and possibility. It’s one thing to dream about playing professionally somewhere far away. It’s quite another to see that dream wearing a local crest and walking into a facility built for them.

“As a kid, I never had something like this in my own backyard, and honestly, I didn’t even know a pathway like this was possible,” says Boychuk. “Being able to now serve as a role model for young girls in the stands is incredibly special to me.” 

Cultivated to succeed

What makes it even more special is the club’s almost instant success. The Roses’ first season gave fans both hope and spectacle. The club finished the 2025 regular season with 10 wins, nine losses, and six draws, reaching the playoffs before losing in the semifinal to AFC Toronto. 

Defensively, no team in the league was stronger. The Roses conceded only 23 goals in 25 matches. Hill’s individual recognition as a Team of the Season selection became another marker of the club’s ability to develop and showcase local talent at a professional level. 

That balance between meaning and performance is delicate. A team can inspire, but it still has to compete. A movement can fill a stadium once, but it has to give fans a reason to keep returning. The Roses appear to understand that the emotion of the first season must be backed by structure, standards, and results. At press time (early June 2026), the Roses are currently in first place in the NSL standings. 

Healthy roses

Roses Sporting Director Marinette Pichon knows all about standards and results. The French soccer legend, who scored 81 goals in 112 appearances for France, became one of the most accomplished players of her generation. That said, Pichon’s vision of a healthy club extends beyond wins and losses. For her, a strong organization rests on three pillars: athletic identity, human support, and organizational structure. 

“A healthy club is one with a clear identity,” says Pichon. “Not just a playing system, but a consistent philosophy from the youth teams all the way up to the first team.” Players, she adds, need to know why they play and how they play, but they also need an environment that supports long-term growth. 

That human pillar may be especially important in a league trying to build something that previous generations of Canadian players did not have. Pichon described a healthy club as one where players are valued as complete athletes, not treated as “performance products.” Injury management, mental health, training conditions, recovery, governance, and long-term planning all matter. The goal is not just to build a team that can win a match, but an organization stable enough to shape careers.

“For me, building the Roses started with a very simple idea,” she says. “You don’t build a club solely on athletic ability, but with people who are deeply committed to the project.” 

Boychuk is committed. “My favourite aspect about being part of the Roses squad is the environment we’ve created together,” she says. “Thanks to the support and leadership of our staff, we’re able to play freely with courage and creativity, and it’s an environment where mistakes are encouraged because that’s how we grow. I feel incredibly lucky to do what I love alongside such amazing people, and I truly couldn’t imagine doing anything else.”

Looking past the thorns

A strong culture and a winning team are only part of the equation. The team, not to mention the entire NSL, needs commercial viability to survive. In their first season, the Roses secured 44 partnerships, created more than 30 full-time jobs, sold more than 16,000 merchandise items, led the NSL in social media reach with more than 50,000 followers, and drew more than 1.7 million cumulative TV viewers across French and English regular-season broadcasts. Off the field, the team made 56 community appearances at hospitals, festivals, youth sporting events, conferences, parades, and charity events. 

Those numbers matter. They stand as proof of the growing enthusiasm for women’s soccer in Quebec. At the home opener, young girls spoke openly about what it meant to see women playing professionally in their city. As reported in a May 2025 CBC segment, one young fan at the match said she was happy because now there are women’s teams playing “in a real professional league.” Another said, “It seemed impossible in my head, but now it’s very possible. Look at all the people here!”

Possibility. That might be the truest measure of the Roses’ impact so far. Not the standings, not the partnerships, not even the sold-out opener. The Roses represent the idea that young girls no longer have to imagine professional women’s soccer as something happening elsewhere. They can see it from the seats at Stade Boréale. 

A rose is a rose is a rose

Hill feels that shift too. “I feel privileged and joyful that so many young girls are watching. I want to show young players that it is possible and tangible to play professional soccer here in Montreal.” 

That word, tangible, is key. The Roses have given an idea physical form. They have given it a stadium, a schedule, a crest, and names stitched across the backs of jerseys. They have also given young fans something to measure themselves against, not as a fantasy, but as a future with a shape.

Pichon is careful not to let the language of inspiration drift into slogan. When asked what it means to be part of a movement, she returned to the work ahead. “A movement proves itself through what it builds every day,” she says, “not through what it advertises.”

For the girls leaning over the railings at Stade Boréale, asking for autographs and watching players who represent a future they want for themselves, the symbolism of the blue rose no longer feels abstract. The “impossible” now has a home pitch, floodlights, and songs rising from the stands. Most important, young girls can point to the field and say, “There. That could be me.”  

Visit en.rosesmtl.ca/tickets for tickets to see the Montreal Roses in action, including a milestone match on August 29, 2026, when they take on the Halifax Tides at the legendary Stade Saputo.

Jason Santerre

Adepte de plein air, de la musique métal et de la sauce piquante, Jason demeure un collaborateur régulier du magazine Montréal enSanté après avoir passé sept ans en tant que rédacteur en chef.

A fan of the great outdoors, metal music, and hot sauce, Jason remains a regular contributor to Montréal enSanté Magazine after spending seven years at its helm as editor-in-chief.

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